COMMUNIQUE DE L’AMFPGN* ET DE MEDACT* membres de l’IPPNW

IPPNW, Association Internationale des Médecins pour la Prévention de la Guerre Nucléaire, prix Nobel de la paix en 1985.

 La France et la Grande Bretagne ont signé le 2 novembre 2010 un accord pour un traité pourtant sur la mise en commun des moyens pour la sécurité et la sureté de leurs arsenaux nucléaires respectifs.

Un centre de simulation atomique sera construit dans l’enceinte du centre actuel de VALDUC (dédié au démontage et le remontage des ogives nucléaires) à 45 Km au nord-ouest de DIJON. Il devra être opérationnel à partir de 2014.Ce nouveau laboratoire de VALDUC, devra fonctionner comme un centre de recherche franco-britannique en liaison avec le centre de simulation d’ALDERMASTON en Angleterre. Leur mission sera d’assurer la viabilité, la sureté et la sécurité dans le long terme des 2 arsenaux nucléaires. Leur mission sera aussi la mise au point d’ogives atomiques d’un type nouveau.

L’article premier du traité de non prolifération nucléaire (TNP) interdit le transfert de toute technologie atomique, explosive ou non. Ce nouveau traité anglo-français constitue de fait un transfert de connaissance et de moyens pour les armes atomiques. Ce transfert de technologie se fait au mépris des objections légitimes des états non nucléaires signataires du TNP au sujet de « la maintenance » dite suffisante des armes atomiques des 2 pays, et explique pourquoi les états non-nucléaires ont le plus grand doute sur la bonne volonté des puissances nucléaires occidentales pour réduire « substantiellement » leurs arsenaux et leur aptitude à les utiliser, comme le recommande l’article 6 du TNP.

De plus, comme ces nouvelles installations sont dédiées à la recherche et au développement de nouvelles armes atomiques sans l’obligation de recourir à des tests grandeur nature, cela contribue aussi à une violation de l’esprit du traité sur l’arrêt complet des essais nucléaires, ratifié par les 2 parlements.

Globalement, les dangers pour la santé, le bien-être et la survie des sociétés humaines liés à l’utilisation intentionnelle de ces armes, ou par accident ou à la suite d’une fausse alerte, continuent à être ignorés par les puissances en possession de ces arsenaux. Au-delà du caractère inacceptable de cet échange massif de technologie eu égard au TNP, ce traité se retrouve fragilisé et il encourage les états non-nucléaires à intensifier leurs propres efforts pour posséder la bombe pour leur propre sécurité. Il s’agit donc d’un terrible encouragement à la prolifération nucléaire.

MEDACT et l’AMFPGN, pour ces raisons, sont fortement opposés à cette nouvelle contribution proliférative et ils appellent tous les gouvernements à souscrire au plus vite à la convention pour le désarmement nucléaire, étape décisive vers un monde délivré des armes nucléaires.

Les présidents : A .BEHAR (pour l’AMFPGN), F.BOULTON (pour MEDACT)

*AMFPGN : association des médecins français pour la prévention de la guerre nucléaire

*MEDACT : « médical action », association britannique

*IPPNW, association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire. Les 2 associations sont affiliées à l’IPPNW.

 

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