CR réunion à LE VIGAN, contre les armes nucléaires

CR réunion publique à LE VIGAN, contre les armes nucléaires, le 29 septembre 2012

Par le Dr Duclos.

Sous une pluie battante avec PIERRE PEGUIN, Florence Vazquez, Magali, et
> d’autres personnes (une dizaine) nous avons tenu une discussion passionnante.
> Pierre, physicien universitaire, nous a présenté le projet Astrid, puis nous a
> fait la chronologie de l’accident de FUKUSHIMA. Au niveau du réacteur 4 se trouve une piscine contenant 260 tonnes de combustible. Si son contenu devait à l’occasion d’un nouveau tremblement de terre se déverser à la mer, cela déclencherait la catastrophe la pire de tout les temps et aurait un impact sur toute la planète, en particulier l’hémisphère nord.
> Pour ma part j’ai insisté sur l’expérience vécu des médecins généralistes, et
> sur la réalité des structures de soin dans une situation de catastrophe
> nucléaire, telle qu’à Fukushima. Je me suis inspiré de l’article paru dans
> notre revue de mai 2012.
> J’ai expliqué en quoi nous manquions de formation, et que notre activité
> devenait de toute façon extrêmement contrariée.
> J’ai évoqué la nécessité de basculer au niveau du droit international dans
> l’interdiction de ce type d’armement, et que la pression des peuples était le
> levier nécessaire pour que les gouvernants évoluent. J’ai démontré que comment
> les armes nucléaires constituaient une entrave fondamentale au droit des
> personnes.
>
> Dans ce domaine aussi une évolution est nécessaire, et qu’en cas de
> catastrophe, il s’agit de prendre en compte le droit des victimes afin de leur
> permettre de vivre dans la dignité. En particulier le mandat de l’UNHCR doit
> inclure officiellement le secours aux victimes de catastrophe.
> Antonio Guterres, Haut-commissaire aux réfugiés des Nations unies, a fait
> l¹observation suivante : « Toute nouvelle approche doit se fonder sur le
> droit, puisque l¹expérience du tsunami dans l¹océan Indien durant l¹année 2004 et d’autres catastrophes récentes ont confirmé que de telles urgences génèrent de nouvelles menaces contre les droits humains des personnes touchées. »
> (Guterres, « Les changements climatiques », 7.)
> Il est de plus en plus question de protéger la dignité des personnes affectées
> par les catastrophes, durant tout le processus d¹aide et de rétablissement. Il
> reste cependant une tendance à considérer qu’une certaine détérioration de la santé et des conditions de vie est inévitable, en de telles circonstances.
> Mais l’importance pour les victimes de protéger pleinement chacun de leurs
> droits ‹ notamment les droits fondamentaux liés à la survie ‹s¹accentue encore dans les situations de catastrophe.
> S’assurer que l’esprit de la Déclaration des droits de l’homme soit largement
> accepté à l’échelle mondiale conduira les pouvoirs nationaux et locaux à
> conduire des activités de secours, fondées sur une attention croissante à la
> question des droits humains.
> Si cette tendance à manquer de respect envers la vie et à la mépriser n¹est
> pas surmontée, la forme de psychologie humaine qui est à l’origine de la
> détresse et des souffrances de la guerre ne changera pas, même si l’on ne fait pas usage des armes nucléaires.
> On peut considérer que l’accord atteint par consentement unanime de toutes les parties à l’occasion de la Conférence de révision du Traité de
> non-prolifération nucléaire, en 2010, comble des lacunes en matière juridique et renforce les arguments en faveur de l¹illégalité des armes nucléaires.
> Ainsi, on peut lire dans le document final de cette conférence :
> « La Conférence est profondément préoccupée par les conséquences humanitaires catastrophiques de tout usage des armes nucléaires et affirme la nécessité que tous les États, à chaque instant, respectent l¹application des lois
> internationales, notamment dans le domaine humanitaire. » ( Assemblée générale des Nations unies, Conférence de révision 2010.)
> L¹expression « tous les États, à chaque instant » se réfère à une obligation
> légale qui n’admet aucune exception.
>
> Également, le développement des groupes de pression antinucléaires doit se
> renforcer.
> Enfin, j’ai insisté sur le projet de tenir la prochaine conférence de révision
> du TNP de 2015 se tienne à Hiroshima ou Nagasaki. Voici le témoignage de Henri Kissinger: “Les images terrifiantes des répercussions des bombardements
> atomiques sont désormais ancrées dans mon esprit. Je croyais, bien évidemment, connaître parfaitement les horreurs des armes nucléaires. Mais voir et ressentir concrètement, à travers ces images, le malheur engendré par ces armes, m’amenèrent à une compréhension plus profonde de leur gigantesque pouvoir et de la tragédie qu¹elles peuvent susciter. Cette expérience renforça ma détermination à ¦uvrer pour que ces armes ne soient plus jamais utilisées nulle part sur cette Terre . ” (Willima J. Perry, publié en japonais sous le titre Kakunaki sekai o motomete, p. 175.)
>
> En conclusion je vous remercie de m’avoir permis de participer à cette
> manifestation, dont les participants sont répartis déterminés à ¦uvrer dans
> leur environnement proche, et pour certains avec le voeu de soutenir notre
> mouvement en s’adonnant.
>
Dr DUCLOS
>
Nuage
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