Oscar Arias Sanchez, prix Nobel de la paix en 1987

Mars 2010 Revue MGN, n°1, vol. 25

BIOGRAPHIE d’ OSCAR ARIAS SANCHEZ
p
ar Dr JL Amouretti

Oscar Arias SanchezElu en 1986 Président de la seule démocratie d’Amérique Centrale, le Costa-Rica,  Arias Sanchez est tout d’abord vu d’un bon œil par les Etats Unis. Cependant le jeune Président est déterminé pour la paix. Lors d’une émission de radio en février 1986, le journaliste lui demande son avis sur les 100 millions d’aide que le président Reagan veut accorder aux Contras. Arias répond : « Si j’étais Monsieur Reagan, je donnerais cet argent au Guatemala, au Salvador, au Honduras et au Costa Rica pour l’aide économique, non pour l’aide militaire aux Contras” ….. Il reçu le prix Nobel de la paix en 1987.

Oscar Arias Sanchez est issu d’une famille riche, son père dirige la Banque Centrale du pays et sa mère appartient à l’une des plus riches familles de planteurs de café, grâce au travail acharné du grand père maternel. L’histoire familiale rapporte qu’à l’âge de 6 ans, répondant à une question sur ce qu’il souhaitait faire plus tard, il répondit qu’il voulait être président. Cependant, enfant, Oscar Arias Sanchez, souffre d’asthme. Il passe beaucoup de temps dans les livres, encouragé en cela par ses parents. A 18 ans il rentre à l’université de Boston avec l’idée initiale de devenir médecin et passe beaucoup de temps dans les théâtres, à l’opéra et à écouter de la musique classique.
En 1960, aux Etats Unis, les débats présidentiels entre le jeune John Kennedy et l’ancien président Eisenhower captivent le public. Arias admire le Président Kennedy, auquel il écrira une longue lettre, pour donner son opinion sur la situation de l’Amérique Centrale, à laquelle le Président Kennedy répondra par une invitation personnelle. Oscar Arias abandonne ses études et rentre chez lui étudier l’Economie et le Droit à l’Université du Costa Rica. Il a trouvé sa voie. Il va entrer alors dans le Parti de Libération Nationale que sa famille soutient, devient Ministre du Planning National à 31 ans, ce qui le met au contact de la réalité de son pays. Il devient président de son parti et remporte les élections en 1986.
« La paix ne peut être réalisée que par le dialogue, la compréhension, la tolérance, le pardon, la liberté et la démocratie. Nous devons comprendre cela pour la nouvelle génération » Oscar Arias Sanchez (3).

LA DIPLOMATIE D’OSCAR ARIAS SANCHEZ

« Ah, n’hésitez pas ! Parlez, contestez et triomphez ! » Friedrich Hölderlin. (4)
Elu Président de la seule démocratie d’Amérique Centrale, Arias Sanchez est tout d’abord vu d’un bon œil par les Etats Unis. Cependant le jeune Président est déterminé pour la paix. Lors d’une émission de radio en février 1986, le journaliste lui demande son avis sur les 100 millions d’aide que le président Reagan veut accorder aux Contras. Arias répond : « Si j’étais Monsieur Reagan, je donnerais cet argent au Guatemala, au Salvador, au Honduras et au Costa Rica pour l’aide économique, non pour l’aide militaire aux Contras. Le résultat de cette aide aux Contras a été un gouvernement encore plus dictatorial et totalitaire ». Quand le journaliste insiste, Arias Sanchez lui répond : « pourquoi n’acceptez-vous pas ma réponse ? ». Peu après cet entretien, l’ambassadeur américain suggère à la radio costaricaine que les Ticos (habitants du Costa Rica) n‘ont plus besoin d’autant d’aide américaine. 25 millions de dollars prévus sont bloqués. Le pays, outre la guerre à ses frontières, qui sont parfois comme des passoires, connaît une dette énorme. Arias, cependant, maintiendra toujours le cap de la dignité et la souveraineté nationale. Il écrit dans un journal : « Mon opposition à la politique de Washington a surpris certaines personnes. Je propose de montrer au monde entier qu’une amitié bien-fondé entre deux peuples nous autorise a être d’accord certaines fois mais aussi à avoir des avis différents ; car, quand le petit fait toujours ce que le grand veut, ce n’est pas de l’amitié, mais de l’esclavage. » (5)
Lors d’une invitation à la Maison Blanche, devant tout le comité présidentiel, il explique à Reagan : « Vous êtes totalement isolé. Personne ne soutient Washington… Par cela, je veux dire les Contras, le Groupe de Support d’Amérique Latine, l’Europe de l’Ouest. Vous pariez sur la guerre. Pourquoi ne miserions nous pas plutôt sur la paix ? » Le président américain lui rétorque que la force militaire est la seule possibilité pour faire partir les Sandinistes, et que les communistes n’ont jamais abandonné le pouvoir volontairement. « Nous connaissons tous l’histoire, monsieur le Président, mais personne n’est obligé de la répéter. » répond Arias. (6)
L’attitude d’Arias nous semble parfaitement incarner le « soft power », basé sur le dialogue et la coopération, qui s’oppose au « hard power », fondé sur la force et la contrainte. L’écrivain indien Tagore décrivait le monde moderne comme matérialiste, violent et masculin. Il espérait une nouvelle civilisation de l’esprit, de non-violence, de justice, reconnaissant le pouvoir bienveillant des femmes pour le construire. Ce sont aussi les convictions de Gandhi: « Chacun d’entre nous a la capacité de cultiver les vertus telles que l’absence de peur, l’intégrité, le courage, le sens de la justice, l’honnêteté, la résolution dans ses objectifs, et de les appliquer au service du pays. Telle est la voie de la religion. » (7)

LE PRIX NOBEL DE LA PAIX : LE MONDE SOUTIENT LES HOMMES DE JUSTICE

« La justice et la paix ne peuvent prospérer qu’ensemble ». Arias Sanchez (8)
Lors de conférences, avant la remise du prix, Oscar Arias dira : « les Costaricains sont souvent accusés d’être couards parce qu’ils sont pacifistes, maintenant avec ce Prix nous sommes capables de montrer à notre jeune génération que la paix a ses défenseurs ». Il visite des écoles et écoute un professeur qui lui dit « une part importante de notre Curriculum de base est d’enseigner aux enfants l’importance de la paix ». « Je suis très content, incommensurablement heureux de cette nouvelle » dira Arias. « Je n’ai aucune idée de pourquoi le comité de remise du Prix Nobel m’a choisi. En tant qu’individu je ne mérite pas ce prix, je pense que le comité décerne ce prix au Costa Rica, au peuple du Costa Rica ».
« Plus grande est la personne, plus simple et plus modeste elle est »
Eleanor H. Porter – Femme de Lettres Américaine. (9)

Un éditorial du New York Times dira « Le Prix revient à un Président élu d’une démocratie exemplaire, dont les citoyens ont décidé, il y a plus de quarante ans, d’abolir leur force armée. Les Costaricains, en tant que peuple, ont depuis longtemps mérité ce prix. » (10)

Oscar Arias Sanchez a souvent été décrit comme un homme du peuple, proche des gens, il se promenait souvent en voiture dans le pays, s’arrêtant pour dialoguer avec les gens sur leurs besoins.

« Je sors du peuple, j’ai son esprit » Walt Whitman. (11)

« Qu’est-ce qui compte le plus au monde ? Ce sont les gens ! les gens ! les gens ! » proverbe maori (12)

Ce Prix va être d’une grande aide, pour l’action d’Arias Sanchez pour la paix.
Aux Etats Unis, la requête de 270 millions d’aide militaire au Contras du Président Reagan est refusée par le Congrès.
Le Président Duarte du Salvador dira « Il (Arias Sanchez) veut la paix, pas pour lui, il pense à toutes ses personnes qui sont mortes depuis tant d’années ». Le président du Nicaragua, Daniel Ortega, le félicite.
Ce prix aura aussi un effet bénéfique sur le tourisme au Costa Rica. De nombreuses personnes veulent voir ce petit paradis tropical pacifique.
« Avant le Prix, la plupart des personnes en croisière ne voulait pas descendre du bateau, parce qu’ils avaient peur » dira un guide. « Mais maintenant tout le monde veut voir ce pacifique Costa Rica, et chacun achète quelque chose ».
« La Paix n’est pas une affaire de prix ni de trophée. Elle ne résulte pas d’une victoire ni d’un ordre. Elle n’a pas de ligne d’arrivée, pas de délai ultime, pas de définition figée de son aboutissement. C’est un processus sans fin, le fruit de nombreuses décisions, mise en œuvre par de nombreuses personnes dans de nombreux pays. C’est une attitude, une manière de vivre, une façon de résoudre les conflits » dira Arias Sachez lors de son discours lors de la réception du Prix Nobel de la Paix. (13)

« Est vainqueur celui qui a accompli les actions qui doivent être à jamais les plus utiles et les plus belles » Socrate. (14)

LES DIFFICULTES DU PROCESSUS DE PAIX

Cependant, le combat d’Arias pour son pays et pour la paix continue.
Les difficultés intérieures en premier lieu. Un Costaricain dira « notre Président a fait de grande chose, mais je ne peux pas manger le Prix. Je travaille dur tous les jours pour nourrir ma famille. Les Prix aident le cœur, mais ils ne font rien pour nourrir l’estomac ». Arias tiendra compte du message de son peuple. Il diminue ses voyages, refuse des invitations, ne se rend pas à l’inauguration du nouveau Président Mexicain, essuie des sifflements à un concert et est critiqué dans La Nation, le journal le plus répandu du pays, sur les augmentations du prix des produits de base, des cigarettes, de la bière et de l’électricité.

Durant son mandat, le Président Sanchez a géré efficacement l’économie du pays. Il a développé l’éducation, encouragé les coopératives, qui vont représenter la moitié des exportations du pays, fait construire de nombreux logements pour résorber les bidonvilles autour de San José, la capitale, protégé l’environnement et développé le tourisme. Il a réduit les interventions de l’Etat et sa taille. Le PIB a augmenté de 5 % et taux de chômage à chuté du 3.4 % pour devenir le plus bas de la région.
A l’extérieur, Le processus de paix va être extrêmement difficile à mettre en œuvre. En octobre 1987, Daniel Ortega annonce qu’il ne veut pas négocier directement avec les responsables politiques des Contras. Arias tente de le remettre dans la bonne direction.
« Maintenant plus que jamais, j’insiste pour dire qu’un cessez le feu négocié au Nicaragua est indispensable si nous voulons réaliser la paix en Amérique Centrale.
J’espère sincèrement que Daniel Ortega suivra mon conseil et acceptera le cardinal Obando pour aider aux négociations en vue d’un cessez le feu ».
Interrogé plus tard pour savoir comment il avait réussi à convaincre Ortega de changer ses points de vue (Ortega était venu avec 12 hommes armés avec lui à la première négociation), Arias répondait en souriant : « mon pouvoir de persuasion ». La force de la voix d’un homme de justice est incommensurable. « Une force d’une puissance inimaginable existe en ce monde : elle surgit parfois des profondeurs de l’océan pour former un volcan en éruption, ou elle habite parfois une personne qui comprend véritablement le sens de la vie » Pramoedya Ananta Toer, romancier indonésien (15).
Au Salvador, le Président José Napoléon Duarte et les guérilléros de gauche ne se rencontrent pas. Duarte insiste pour que les rebelles d’abord posent leurs armes. Ceux-ci demandent conseil à Arias, pour que les négociations continuent. Fin octobre les discussions entre les Nicaraguayens sont dans une impasse.
Arias dira « nous n’avons pas avancé davantage ». La date butoir de novembre pour un cessez le feu approche. « J’espère vraiment que les américains nous donneront l’opportunité, jusqu’au 7 novembre, de montrer que nous voulons établir la paix en Amérique Centrale. » Au dernier moment, Ortega accepte des discutions indirectes avec les Contras, par l’intermédiaire d’un cardinal catholique.

Les obstacles pour faire avancer les rencontres et discussions entre des groupes qui se sont fait la guerre depuis parfois des dizaines d’années seront continuels, aggravés par la pression américaine. Tantôt très sévère, tantôt large d’esprit, toujours concret (« Pendant que nous offrons des ordinateurs à nos élèves, les Sandinistes donnent des armes à leurs enfants. ») Arias, avec une persévérance infaillible, encouragera tous les protagonistes à revenir à la table des négociations, jusqu’à l’application des principes du plan de paix de 1987. Des élections libres ont lieu au Nicaragua le 27 février1990, sous surveillance internationale. C’est une femme, Violeta Chamorro, à la tête d’une coalition de 14 partis politiques, qui les remporte. Les communistes sont écrasés. Les Contras n’obtiennent que quelques sièges.

« Je suis convaincue qu’il n’existe pratiquement aucun domaine de la vie que nous ne pouvons pas transformer comme nous le désirons, si nous le souhaitons vraiment, si nous y croyons vraiment et si nous mettons tout notre cœur à l’ouvrage » Eleanor Roosevelt (16)

LE COMBAT POUR LE DESARMEMENT

En 1988, Arias donne les 340 000 dollars qu’il avait reçu du Prix Nobel pour fonder une organisation non gouvernementale, appelée « la Fondation Arias pour la Paix et les Progrès Humains », dont le but est de contribuer à des sociétés justes et pacifiques en Amérique Centrale. Cette fondation a deux départements : un centre de progrès humain qui se consacre à lutter contre la discrimination sexuelle, et un autre pour la paix et la réconciliation qui encourage une participation pluraliste dans la construction de la paix. En 1993, il s’y ajoute le centre pour la participation à l’organisation pour renforcer la participation citoyenne. L’organisation s’occupe de fournir des bourses à des étudiants universitaires. Certains étudiants effectuent des recherches sur la paix et la sécurité, d’autres sur le retour à la vie civile des soldats.
D’autres projets aident des femmes à lancer leur propre commerce.
Il existe aussi un système de dépistage du cancer du sein et du cancer de l’utérus, pour les femmes indigènes du Costa Rica.
Cependant, un des piliers fondamentaux des convictions d’Arias est que les options militaires ne servent pas les meilleurs intérêts d’un pays. Ayant présidé un pays qui a aboli l’armée depuis près d’un demi siècle, il connait bien les bénéfices de cette approche.
Il va d’ailleurs aider le Panama à abolir son armée, en 1994.
En 1995, un sondage en Haïti révèle que 62 % des Haïtiens veulent résilier l’armée. « Trop de pauvres pays dépensent leurs ressources limitées, dans des dépenses militaires qui servent uniquement à oppresser leur propre peuple. » dira t’il.
« Où des pays pauvres peuvent-ils trouver l’argent pour payer des écoles, des cliniques, des graines, ou de l’eau potable ? C’est évidemment dans le budget militaire ».

Avec d’autres Prix Nobel de la Paix, il va proposer un traité sur le commerce des armes, l’ATT (Arms Trade Treaty), et une campagne soutenue par plus de 100 groupes concernés par les droits humains dans une douzaine de pays va voir le jour. En décembre 1995, Arias s’adresse aux Nations Unies, pour convaincre les pays de rediriger leurs dépenses militaires vers des programmes répondant aux besoins humains.
L’ATT concerne seulement les armes conventionnelles, ce qui inclut: les tanks, les véhicules de combat, les véhicules aériens militaires, les systèmes d’artillerie, les hélicoptères, les missiles, les mortiers, les machines de guerre, les sous-marins, les pistolets, les fusils, les armes anti-char, les mines, les grenades.
Cette proposition ATT est inhabituelle par la précision des engagements demandés :
* En premier, il stipule que les producteurs d’armes s’interdisent leur vente à des dictateurs, des pays agresseurs ou des pays en conflit.
* Deuxièmement, il demande que les armes soient vendues uniquement à des pays ou des groupes démocratiques.
Les pays acheteurs doivent montrer qu’ils dépensent plus pour la santé et l’éduction que pour le budget militaire.
Le rapport montrait, en outre, que les 5 membres permanents du Conseil de Sécurité des Etats Unis sont responsables de 80 % des ventes d’armes dans le monde.
En juin 1988, l’Union Européenne accepte un code de conduite régional par rapport aux ventes d’armes, bien que critiqué car trop vague, il montrait tout de même l’intérêt grandissant pour les idées d’Arias.
En mai 1997, Arias prononce un discours « La Guerre n’est pas seulement un acte de destruction, c’est aussi l’occasion ratée d’investir dans l’être humain. C’est un crime contre les enfants qui ont besoin de nourriture plutôt que de fusils, contre les mères qui ont besoin de vaccins et non d’avions de combat coûtant plusieurs millions de dollars. Les dépenses militaires représentent 780 milliards de dollars en 1997. Elles sont la négation la plus grave des priorités à l’échelle mondiale. Si nous consacrions seulement 5 % de cette somme, dans les 10 prochaines années, à lutter contre la pauvreté, la population mondiale jouirait d’une protection sociale minimale.
5 % supplémentaires soit 40 milliards de dollars permettraient en 10 ans d’assurer à tous les habitants de la planète un revenu supérieur au seuil de pauvreté ». (17)

Arias, qui est plutôt un citoyen calme et sérieux, est capable d’être extrêmement critique quand il le faut. Il a, par exemple, montré que les Etats Unis vendent des armes à des pays, qui pour 90 % d’entre eux, ne sont pas des démocraties, ou ne respectent pas les droits humains.

En 1999, il dit lors d’une interview : « Je répète à mes amis à Washington, qu’il est temps pour les Etats Unis, de ne pas être seulement la super puissance militaire, et pas non plus seulement la super puissance économique, mais d’être surtout une super puissance morale. Et ce pays n’est pas une puissance morale parce que son système de valeur est mauvais. Nous avons besoin de comprendre que le meilleur moyen, le seul moyen civilisé pour résoudre les conflits est à la table des négociations ».
Venant de quelqu’un qui a passé des années à créer la paix en Amérique Centrale, cet engagement prend beaucoup de force.
Le Docteur Sanchez a reçu de nombreux prix honorifiques : des doctorats des universités d’Harvard, de Washington, de l’Illinois, d’Oviedo, Franklin, Marshall et du sud du Connecticut. Il était également récipiendaire de nombreux prix tels que : the Jackson Ralston Price, The Peace of Asturias Award, The Martin Luther king Junior Peace Award, The Albert Schweitzer Humanitarian Award, The Liberty medias of Philadelphia Award, and the Americas Award.
Par ailleurs, Oscar Arias Sanchez est impliqué dans de nombreuses organisations internationales.
Il participe à deux départements du Centre Carter. En 1998 il cosigne une lettre avec le Président Carter adressée à l’attention de 34 présidents et premier ministres du sommet des Amériques, les engageant à inclure dans leur discussion une réduction des armes. Il a participé aussi à la surveillance des votes au Nicaragua, se déplaçant dans les bureaux de vote, dialoguant avec les citoyens, et aidant aux dépouillements.

En 2006, Oscar Arias Sanchez est réélu comme Président du Costa Rica. Son élection le replace à la tête d’un pays fragilisé par la corruption des trois présidents précédents (en particulier avec Alcatel) et par une dette encore très importante. Lors de son discours d’intronisation, il s’est engagé à surmonter la crise financière, à renforcer encore l’éducation, à lutter contre la criminalité et la drogue et contre les violences domestiques. A améliorer les réseaux de transports, protéger l’environnement, la démocratie, les droits humains et la paix et à lutter contre la corruption. La surface boisée du Costa Rica a doublé depuis 15 ans.
« Le courage commence par une seule voix, le courage signifie tenir vos valeurs, vos principes, vos convictions et vos idéaux, quelles que soient les circonstances. Si vous poursuivez vos idéaux, vous serez souvent confrontés aux intérêts du pouvoir. Avoir du courage signifie avancer sans crainte, cela signifie avec le courage de changer les choses. » Oscar Arias Sanchez (18)

Nous aimerions terminer cet article par des paroles adressées par l’ancien président d’Afrique du Sud, Nelson Mandela, à la jeunesse :
Nous avons entre les mains le pouvoir de faire de notre monde un monde meilleur pour tous, plus particulièrement les pauvres, les vulnérables et les exclus… Désormais, c’est à votre génération d’aider à libérer le monde de telles souffrance. » (19)
« Soyez les auteurs de votre propre destinée et représentez-vous comme les étoiles qui éclairent le chemin vers un avenir meilleur. » (20)

Bibliographie :
1. Préceptes de paix des prix Nobel, ed. Presses du Châtelet, p 42
2. http://www.dumaspere.com/pages/bibliotheque/chapitre.php?lid=r40&cid=5
3. Préceptes de paix des prix Nobel, ed. Presses du Châtelet, p 28
4. Friedrich Hölderlin Sämtliche Werke und Briefe, kfurtam Main Deutscher Klassiquer Verlag, 1992, vol.1, p.152.
5. Modern Peacemakers, Oscar Arias Sanchez, Vicki Cox, Chelsea House Publishers, p 50
6. Modern Peacemakers, Oscar Arias Sanchez, Vicki Cox, Chelsea House Publishers, p 54
7. The Collected Works of Mahatma Gandhi, New Dehli, Publications Division, Ministry of Information and Broadcasting, Governement of India, 1969, vol. 33 (janvier-juin 1927), p 433
8. Préceptes de paix des prix Nobel, ed. Presses du Châtelet, p 26
9. Eleanor H. Porter. Sister Sue, Boston, Hougthon Mifflin Compagny, 1921, p 142
10. “Prizing Peace, and Promoting it”, New York Times. October 14, 1987, p A34
11. Feuilles d’herbes. « Départ à Paumanok », Gallimard, 2002, p 50
12. « Whakatauki » (Proverbes Maori). Http://www.korero.nz/forlearners/proverbs.html
13. Préceptes de paix des prix Nobel, ed. Presses du Châtelet, p 17
14. Xénophon, « Défense de Socrate », Apologie, in Mémorables
15. Pramoedya Ananta Toer, The House of glass
16. Eleanor Roosevelt. Tomorrow is now, New York, Harper and Row, Publishers, 1963, p 128
17. Préceptes de paix des prix Nobel, ed. Presses du Châtelet, p 79
18. Modern Peacemakers, Oscar Arias Sanchez, Vicki Cox, Chelsea House Publishers, p 95
19. “Nelson Mandela Speaks Out about Zimbabwe”, Hyde Parks, Londres, GB, 25 juin 2008. http://www.nelsonmandela.org/index.php/memory/resources/speeches
20. “NMCF Annual Cildren’s Celebration Message 2008”, message adressé au Lycée français Jules-Verne, Johannesburg, Afrique du Sud, 9 juillet 2008. Ibid

Laisser un commentaire

Nuage
Evènements à venir

  • 14.09. - 30.12.2016 |
    Spectacle “A-DEMOCRATIE” de et par NICOLAS LAMBERT
    » En savoir plus «