Articles avec le mot clé ‘prix nobel’
L’humanisme français et la bombe
L’humanisme français en question
par le Docteur Jean-Luc Amouretti
Octobre 2010 Revue MGN, n°3, vol. 25
Dans son éditorial du journal « Combat », daté du 8 août 1945, après la nouvelle du bombardement d’Hiroshima, Albert Camus écrivait : « mais nous nous refusons à tirer d’une aussi grave nouvelle autre chose que la décision de plaider plus énergiquement encore en faveur d’une véritable société internationale ou les grandes puissances n’auront pas de droits supérieurs aux petites et aux moyennes nations, ou la guerre, fléau devenu définitif, par le seul effet de l’intelligence humaine, ne dépendra plus des appétits ou des doctrines de tel ou tel état.
Devant les perspectives terrifiantes qui s’ouvrent à l’humanité, nous apercevons encore mieux que la paix est le seul combat qui vaille d’être mené. Ce n’est plus une prière, mais un ordre, qui doit monter des peuples vers les gouvernements, l’ordre de choisir définitivement entre l’enfer et la raison ». Lire la suite »
DECLARATION DE BÂLE 2010, IPPNW(International Physicians for the Prevention of Nuclear War)
Il y a soixante cinq ans, ce mois-ci, les États-Unis firent exploser les premières bombes atomiques sur les villes japonaises de Hiroshima et Nagasaki, et le monde entra dans l’âge d’un insoutenable péril,dont nous ne sommes pas encore libérés. Une seule tête nucléaire peut détruire une ville. Cent têtes, de la taille de celle de Hiroshima, peuvent entraîner la mort de dizaines de millions de gens et bouleverser si sévèrement le climat de la planète qu’un milliard de vies humaines pourraient être perdues suite à la famine et aux épidémies. Un échange de milliers d’armes nucléaires, telles que déployées encore aujourd’hui par les USA et la Russie, ferait de la terre entière un inhabitable désert.
Dans la série des hommes illustres antinucléaires:le combat précurseur d’Albert Camus, prix Nobel de littérature en 1957
Juin 2010 Revue MGN, n°2, vol. 25
par Philippe BUJNOCZKY
Albert Camus a eu le mérite inestimable de dénoncer la première catastrophe atomique de l’histoire dès le surlendemain de la destruction d’Hiroshima. Publié le 8 août 1945 dans le journal Combat, l’éditorial d’Albert Camus constitue, au moment des faits, une des seules protestations contre le recours à l’arme nucléaire.(1) Cette prise de position rédigée à contre-courant d’un triomphalisme ambiant souligne le courage politique et le caractère précurseur d’un penseur ennemi des conformismes. Lire la suite »
Oscar Arias Sanchez, prix Nobel de la paix en 1987
Mars 2010 Revue MGN, n°1, vol. 25
BIOGRAPHIE d’ OSCAR ARIAS SANCHEZ
par Dr JL Amouretti
Elu en 1986 Président de la seule démocratie d’Amérique Centrale, le Costa-Rica, Arias Sanchez est tout d’abord vu d’un bon œil par les Etats Unis. Cependant le jeune Président est déterminé pour la paix. Lors d’une émission de radio en février 1986, le journaliste lui demande son avis sur les 100 millions d’aide que le président Reagan veut accorder aux Contras. Arias répond : « Si j’étais Monsieur Reagan, je donnerais cet argent au Guatemala, au Salvador, au Honduras et au Costa Rica pour l’aide économique, non pour l’aide militaire aux Contras” ….. Il reçu le prix Nobel de la paix en 1987. Lire la suite »
Dans la série des hommes illustres antinucléaires: Bertrand Russell Prix Nobel de littérature en 1950
Octobre 2009 Revue MGN, n°3, vol. 24
Par le Dr ABRAHAM BEHAR
Des physiciens et des chimistes ne sont pas les seuls à marquer l’histoire de la lutte contre les armes nucléaires. Voici un mathématicien philosophe qui durant une longue vie de combat pour la paix, fut aussi la cheville ouvrière de la lutte contre l’arme atomique.
Né le 18 mai 1872 à Ravenscroft (Pays de Galles) dans une famille bourgeoise très select, il est le petit fils du premier ministre conservateur. Il va perdre très tôt ses 2 parents et sera élevé par sa grand-mère.
Ses études seront prestigieuses au célèbre “Trinity college” de Cambridge, et il va se distinguer dans 2 matières, les mathématiques et la philosophie, et fera de solides études en sciences économique et politique.
