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Compte rendu de la réunion IPPNW du 26 au 28 septembre 2008/ Resilience project

Par Audrey Kamadjou, AMFPGN  Strasbourg, étudiante en médecine.

Permettre une rencontre entre la jeune génération de médecins israéliens et palestiniens afin qu’ils apportent ensemble des solutions aux enjeux de santé publique que soulève le conflit israélo-palestinien, est le thème principal du prochain congrès européen de l’association IPPNW qui se déroulera à Amsterdam en novembre. En guise de préparation à ce congrès, l’antenne française de l’IPPNW a organisé du 27 au 29 septembre 2008 à Strasbourg, un débat portant sur le nouveau projet résilience, entre différents membres de l’association : étudiants européens (Pays –Bas, Portugal, Allemagne et France) et médecins européens (Angleterre et France), palestiniens et israélien.
Ce projet a pour but d’éveiller les consciences européennes, israéliennes et palestiniennes sur le syndrome de stress post-traumatique (ou PTSD), occasionné par 60 ans de conflits. Ce trouble psychiatrique résulte de  la confrontation d’un sujet sain à une situation traumatisante et qui  modifie, à plus ou moins long terme, les capacités cognitives, les affects et le comportement de ce dernier.  Ce phénomène, constaté de part et d’autre de la frontière, touche particulièrement certaines tranches de la population : enfants et adolescents ( 70% à Gaza, 33% en Israël ). L’objectif principal est d’assurer la formation des professionnels de santé à la prise en charge du PTSD et par des actions de prévention, combattre le déni constaté au sein des populations.

Durant la première matinée, différents intervenants (Drs. Lynn Barnett, Abraham Behar, et Noa VARDI ) nous ont présentés le PTSD sous ses aspects cliniques, physiopathologiques et épidémiologiques, et les modes de traitement. Le docteur palestinien Mustapha Ghanim, qui avait présenté en introduction les grands axes du projet Resilience, avait suggéré des premières démarches concrètes ( faire un questionnaire à l’intention des étudiants médecins, des professionnels de santé et des travailleurs sociaux sur la connaissance du sujet, etc. ). Le docteur israélien Noa Vardi nous a proposé un projet de prévention de terrain, budgété. Cependant, toutes ces propositions semblent encore prématurées, vu l’avancement du projet. Par ailleurs l’expérience de la Palestine ( projet RECAP entre autres ) que les étudiantes néerlandaises nous ont fait partager  nous rappelle que les enjeux de santé liés à ce conflit sont communs aux deux pays mais que la situation est loin d’être symétrique entre Israël et la Palestine. La nécessité de réaliser plus des recherches conjointes sur ces différentes questions de santé publique se fait encore une fois de plus en plus insistante.
La session de l’après-midi s’est déroulée sous forme de 2 workshops dédiés pour le premier aux différentes actions qui peuvent être menées sur le terrain par les professionnels de santé, et pour le second à l’intervention de l’association européenne dans ce projet. De toutes ces discussions houleuses, un consensus  a pu émerger malgré tout: le rôle des Européens serait de favoriser la création d’un groupe de réflexion israélo-palestiniens sur différentes questions de santé dans lesquels Israéliens et Palestiniens auront eux-même décidé de s’investir, et de permettre la rencontre des futurs étudiants partenaires dans un environnement sûr. Des groupes d’étudiants palestiniens et israéliens mêmes restreints seraient suffisants ; les groupes palestiniens israéliens et européens garderaient le contact par l’intermédiaire d’une page Web ou une mailing-list.
Lors de la dernière matinée, en nous inspirant à la fois des idées néerlandaises et des idées portugaises, nous sommes finalement parvenus à mettre en place un calendrier concret des mesures nécessaires à l’organisation, à l’été 2010, d’une université d’été « summer school » se tenant dans un pays neutre du Moyen Orient. Des médecins et étudiants israéliens et palestiniens y exposeraient les enjeux de santé du Moyen-Orient, et des projets de prévention vers les  populations et vers les professionnels de santé auxquels pourraient participer les Européens, à l’image de ceux présentés par Noa et Mustapha.

En quelques lignes, l’agenda approuvé par l’ensemble des participants:

Novembre 2008 :                               Congrès européen ; invitation des étudiants israéliens et palestiniens au TARGET EARTH, constitution de 2 comités d’organisation pour la mini université d’été, l’un européen, et l’autre israélo-palestinien.
Décembre 2008 – Avril 2009 :          Proposition de projets et de budgets
Avril – Décembre 2009 :                    Collecte de fonds (financement par l’UE, recherche de sponsors )
Eté 2009 :                                           Réunion de l’ensemble des membres des 2 comités d’organisation
Janvier 2010- Avril 2010 :                 Etablissement du programme de la summer school et inscription des participants
Eté 2010 :                                          SUMMER SCHOOL au Moyen  Orient

 

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